La violence n’a jamais rien résolu et ne résoudra jamais rien, sinon satisfaire une pulsion de mort. Cogner et insulter une journaliste est lamentable et inquiétant pour notre société et nos démocraties, car les journalistes symbolisent la liberté, notre liberté. Quand, en plus, il s’agit d’une femme, la faute est encore plus grave. Frapper un journaliste, battre une femme sont des atteintes profondes à la liberté d’être et de penser.

Je relève que la violence devient le lot commun  de tous ceux qui au nom d’une cause – aussi juste soit-elle – ne trouve pas d’autre moyen d’expression que la violence de la rue pour dénoncer ce qu’ils appellent une violence « institutionnelle ». Rien ne justifie les violences policières dont le jeune Théo est la victime. Mais qu’est-ce qui justifie l’embrasement des quartiers ? les voitures saccagées, brûlées ? Les vitrines vandalisées ? Une jeune mère de famille a failli voir l’un de ses enfants bruler sous ses yeux et il fallut tout le courage d’un jeune manifestant pour éviter le pire ! Et maintenant la presse !  En quoi cette violence rendra t-elle justice à Théo ? . Il faut à cet égard saluer les appels au calme répétés de ce jeune garçon.

Je veux faire ici le parallèle avec les saccages et les dégradations dont ma permanence est la cible depuis des mois. Le symbole est fort. C’est la permanence d’une élue de la république qui est visée. La gauche aurait trahi ! Le PS se serait renié ! La loi travail (et d’autres réformes auparavant) serait une loi scélérate au profit du patronat, de la finance et les élu(e) de la nation qui l’ont voté des traitres à la cause du peuple ! Un peu court et beaucoup trop simple, voire simpliste pour justifier de tels actes. Je penche plutôt pour un alibi qui permet de mettre à mal tout ce sur quoi notre démocratie est construite.

Elue, je m’y opposerais par la loi . Citoyenne, je m’y opposerais de toutes mes forces !

Toute ma solidarité à cette journaliste et à la rédaction de France Bleu Herault.