BON VENT à LA COMPAGNIE DU VENT

Un des grands aventuriers français de l’éolien tourne la page et s’en va vers de nouvelles énergies renouvelables avec toujours toute sa belle energie personnelle. Bonne chance à  Jean Michel Germa, et bravo (y compris pour son combat de David contre Goliath). L’histoire semble bien se terminer, tant mieux.

J’en profite donc pour faire une petite incise… : pourquoi donc écrire « directeur » a propos de Mme Emmanuelle Huet, directrice générale des énergies renouvelables à Engie? Oui, pourquoi « directeur général etc. » La réponse du journaliste va sans doute fuser… « mais c’est elle qui veut qu’on l’appelle ainsi! ». Ah oui ? Et depuis quand les journalistes font, à la lettre, ce que suggère ou demande l’interviewé-e ??? 

En fait, je mène ici un petit combat féministe: en français, pourquoi une femme serait-elle très naturellement une directrice d’école maternelle et deviendrait-elle un directeur de grande école ? Oui ? Pourquoi ?

Le français est une langue sexuée et le neutre n’y existe pas… (nota: le « on » n’est pas un neutre mais un indéfini). Donc ce changement, voulu par certains et par beaucoup de femmes de pouvoir, signe l’idée que le féminin est inférieur au masculin…, et que le pouvoir est quelque chose de viril que la langue doit incarner.

Beaucoup d’hommes n’ont aucun problème avec le mot « directrice »… alors nous, femmes, devons faire très attention a celles (et ceux) qui veulent dominer les autres, y compris par ce non-dit terriblement insidieux. Les mots font sens…

Bref, bon vent à la Compagnie du Vent, et bravo à Jean-Michel Germa. Et merci à notre Midi Libre de m’avoir permis cette petite et féministe (oui, j’assume le mot!) digression…

Photo : DR EDF