EVITER L’INTOX SUR LE CANNABIS

Il semble qu’aujourd’hui l’heure soit, dans les médias, au débat sur le cannabis. Je souhaite rappeler ma position (qui rejoint celle de Benoît Hamon, dont acte, rapport complet 2014 ci-joint).

Je suis favorable à la légalisation du cannabis, favorable à une vente sous contrôle de l’Etat, par les buralistes (qui sont déjà « assermentés »). On pourrait aussi le vendre en pharmacie.

J’y suis favorable pour une raison simple : « on » n’arrive pas à enrayer le phénomène.

Le cannabis est utilisé dans toutes les classes d’âge, de 15 à 85 ans et plus, à la ville et à la campagne, dans les banlieues chics ou pas, et dans tous les milieux. Donc, l’interdit ne fonctionne plus. Et les jeunes sont en danger car il y en a partout. Même si, côté collège et lycée, il y a un peu plus d’information qu’avant (les rectorats sont un peu plus attentifs…, un peu) et même si policiers et gendarmes font leur travail. On constate aussi que les saisies sont de plus en plus grosses, et se chiffrent en tonnes ! Donc la légalisation et distribution sous contrôle de l’Etat me parait une solution. Et ce d’autant plus que les « produits » que l’on trouve sur « le marché » sont d’une qualité très discutable, voire dangereuse (très fort taux de principe actif par exemple, 3 fois la dose présente dans le chanvre à l’état naturel…, ce qui est énorme côté conséquences santé). Enfin, il faut évidemment développer massivement et partout l’accompagnement en soins préventifs et curatifs de toutes les addictions et de ceux qui en souffrent, sans moraliser, et avec compassion. Avec des campagne d’infos massives sur les réseaux sociaux aussi. Pour que le message passe.

Nota : les produits et taxes de la vente aux seuls majeurs et pour consommation à domicile seulement permettraient de financer correctement prévention et accompagnement. 

Non pas que je trouve bien de fumer son petit joint, mais justement, pour avoir une politique de prévention puissante comme on l’a eu pour l’alcool et pour la cigarette, il faut 30 ans pour que les habitudes changent en profondeur, que les gens en parlent entre eux, qu’ils n’aient plus ni peur ni fierté sur ces sujets douloureux. Oui, j’ai écrit « fierté », car il y a toujours des imbéciles pour parader avec un verre à la main ou après une bonne cuite … Donc, il n’y a pas de raison que ce soit pas la même chose avec le cannabis…, comme pour la cigarette, où il y a toujours quelqu’un pour se plaindre de devoir aller fumer dehors, dans le froid. N’est-ce-pas ?

Une société, c’est complexe. Pas forcément compliqué, mais complexe : il faut donc une loi ferme et qui soit appliquée. Celle de 1970 ne l’est plus. Changeons-là.

C’est un des rares points que j’ai en accord avec Hamon. Tant mieux.

Le lien pour la lecture de mon rapport d’information de l’AN : http://ww.assemblee-nationale.fr/14/rap-info/i2385.asp