LA GPA, NON, DEFINIVEMENT NON

La GPA, Non !  Jamais. Ni en France, ni ailleurs.

J’ai déjà parlé ici de ma mobilisation contre la Gestation Pour Autrui. Qui n’a rien à voir avec la Procréation Médicalement Assistée. La PMA permet à une femme de porter son enfant dans son ventre, de vivre sa grossesse, son accouchement et de tenir ensuite dans ses bras l’enfant qu’elle va élever et accompagner du mieux qu’elle pourra sur le chemin de la vie. La GPA est la location d’un ventre qui va produire un enfant pour un tiers, couple hétérosexuel infertile (ou qui ne souhaite pas passer par les voies biologiques naturelles) ou un couple homosexuel masculin qui, par nature est infertile, ou plus simplement encore un homme célibataire qui souhaite avoir son enfant à lui et ne souhaite pas être en couple.

Je respecte les objectifs familiaux et d’enfantement de chacun, mais je suis contre la GPA, qui fait prendre des risques biologiques à une femme, contre rémunération. Les « porteuses » sont et seront massivement et généralement des femmes pauvres. Des reportages circulent, des docu-fictions aussi, qui bien souvent tendent à démontrer qu’il n’y a aucun problème et que ces transactions sont honorables, respectables, voire généreuses (en permettant à des femmes du Tiers-Monde de disposer d’un peu plus d’argent pour leur propre famille). Je considère que c’est de l’exploitation de l’homme par l’homme au sens le plus « classique », quasi marxiste du terme (même si en l’occurrence l’un des « hommes » est une femme !).

« Je te paye, je te considère, et tu es l’usine qui va fabriquer l’objet de mon désir ». Non, mille fois non. J’ai donc accepté de signer la pétition qui circule actuellement sur internet, que le journal Libération a publié aujourd’hui.

Je mets ici le lien avec Libération ci-dessous. Vous trouverez également, sur la page de Libération, des avis différents. J‘assume les miens et me battrai jusqu’au bout contre la GPA. Je le dis, l’écris et l’assume. Les risques sont pour les « porteuses », tous les risques. Ils sont concrets, matériels, biologiques, physiologiques.

Vous trouverez également les textes que je vous ai livrés au dernier trimestre 2014, quand j’ai pris position explicitement sur cette question, le 24 septembre 2014 puis le 5 octobre 2014 .

Je vous invite donc à signer la pétition avec le lien suivant : www.stopsurrogacynow.com

ou

sur le site du journal Libération  : http://www.liberation.fr/…/pour-l-arret-immediat-de-la-gest…

Photo : Ogoniok/Orohek